26 mai 2011
Jour de congé
Parfois, mais pas souvent, Émilie reste à la maison. Dans ces cas-là, elle reste en pyjama jusqu’à tard dans la journée. Puis parfois aussi, après s’être levée pour déjeuner, elle se dirige à nouveau vers la chambre en marchant comme un zombie. Comment je sais c’est quoi un zombie, vous vous demandez ? Eh bien c’est que j’ai écouté un film avec mes maîtres, où il y en avait des tas. La seule différence entre Émilie et un vrai zombie quand elle reste à la maison, c’est qu’elle ne se met pas à tuer les gens. Parce que pour le reste, le teint, la démarche et puis la lenteur, c’est à peu près pareil.
Mais en tout cas, parfois Émilie reste à la maison et retourne se coucher, bon. Moi je sais que c’est quand elle ne va pas trop bien qu’elle fait ça parce qu’elle ne ferait jamais ça juste pour rester avec moi ou Athéna. Elle ne nous aime pas autant que JE l’aime, après tout.
Mais dans ces moments-là, moi j’aime bien l’accompagner en trottinant derrière elle. Sauf que souvent je la dépasse parce qu’elle est si lente et qu’elle marche comme un zombie, vous voyez.
Alors je me rends à la chambre en premier et je m’installe sur la couverture en l’attendant. Quand elle prend place dans le lit, elle se couvre, me caresse un peu, puis ferme les yeux en marmonnant.
- Je t’aime Émilie, t’es la meilleure maîtresse du monde même si je n’en ai jamais connu d’autre sauf la maman d’Éric qui a trop d’animaux pour que je l’aime, je ronronne tout haut.
- Tu ronronnes vraiment fort, Garouk, souffle Émilie en riant à chaque fois.
Elle glisse ses doigts sous mon cou et je ronronne plus fort. Puis je me lève, je change de position, je me couche sur les jambes d’Émilie. Pendant quelques secondes je reste là. Ses jambes sont chaudes… Je ferme les yeux.
- Je suis bien, je miaule doucement.
C’est à ce moment-là que le bal commence. Émilie n’est jamais bien du premier coup dans un lit alors elle bouge. Ce sont les pieds qui se meuvent en premier. Du coup, moi j’écope et je me relève pour m’éloigner un peu des jambes et me rapprocher un peu d’Émilie. Pas dans le bon sens, il paraît, car Émilie lâche en riant et en me repoussant :
- Je ne veux rien savoir de tes fesses, Garouk !
J’aime bien le rire de ma petite maîtresse et si ce n’était pas qu’elle me repousse un peu, je resterais comme ça pour l’entendre glousser plus longtemps. Mais je ne peux pas. Alors je me tourne, je pose ma tête sur son visage. Elle rit encore, me dit que ça chatouille, mais elle ne me repousse pas. Je me frotte encore la tête sur son visage.
- J’T’AIMMMMMMMMMMEEEEEEEEE….
- Moi aussi, je t’aime, Garouk… Mais je ne peux plus respirer, mon chat !
Alors elle me repousse. Non ! C’est injuste ! Je me replis plus loin. Pas à côté des jambes qui bougent, ni à côté du visage qui étouffe. Ouf. Contre ses bras, ça devrait être mieux. Oui. Je m’installe en mettant ma tête sur ces derniers qui sont croisés tout près de sa poitrine. Je sens de la chaleur encore. Je m’installe. Je tourne. Dans ce sens ? Non, plutôt comme ça… Je devrais peut-être essayer de me coucher contre le dos d’Émilie ? Oh… Elle tourne de bord. Je vais avoir son dos près de moi. Wah ! J’entends le cœur de ma maîtresse battre. Elle en a un comme le mien. Je ne m’en rends jamais vraiment compte, sauf dans ces moments-là.
Je ne suis pas bien contre son dos. Je veux être sur ses jambes.
- Garouk…
Je sais qu’Émilie s’impatiente et qu’elle veut dormir, mais moi je veux dormir avec elle, alors je m’installe. Je ronronne sur ses jambes. Tout devient tranquille sauf les voisins d’en haut, mais au bout de quelques minutes, Émilie recommence à déplacer ses jambes, puis ses bras.
- Tu ne t’arrêtes jamais, je me plais en me levant et en sautant en bas du lit. Je comprends pourquoi Éric dis que tu es un paquet de nerfs, Émilie !
Je m’éloigne, la tête haute. Je devrais le savoir, depuis le temps que je vis avec elle….et pourtant…. Je reviens chaque fois.
Et Émilie dans tout ça ? Elle me laisse faire chaque fois aussi. Je crois qu’elle m’aime bien finalement. Pas autant que moi, c’est évident. Mais quand même.
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C'est quand même moi la plus belle!
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