Ça s’est passé il y a quelque temps. C’était avant mon mariage. Il ne restait que quelques jours et Athéna, ma chatte, venait d’être malade. Je la peignais en espérant que cela l’aiderait à ne pas faire de boule de poils et redevenir malade. Ce faisant, Athéna mordait le peigne que je tenais dans la main avec entrain. Alors que je ne la regardais pas, tout en continuant à la peigner, j’ai senti une douleur aiguë au doigt. En hurlant, j’ai retiré ma main. Athéna m’avait mordue et j’avais l’impression que le sang affluait. Moi qui ai une peur maladive des blessures et du sang, j’étais servie ! Après une dispute dans les règles de l’art avec Éric, après avoir crié sur Athéna et m’être lavé et désinfecté les mains, la douleur était toujours intense.
J’avais déjà entendu dire qu’une morsure de chat pouvait être dangereuse. Mon oncle avait contracté une maladie en se faisant griffer par son chat. Alors, pour être certaine, et parce que je suis paranoïaque, j’ai appelé Info-Santé pour savoir si se faire mordre par un chat était dangereux. La réponse est oui. Étant donné que la morsure était profonde (les dents Athéna avaient traversé mon doigt d’un bord à l’autre, pratiquement), il était préférable que j’aie un rappel du vaccin contre le tétanos et un antibiotique prescrit, au cas où il y aurait infection. Paniquée, j’ai insisté auprès d’Éric afin que nous allions à l’hôpital.
- Info-Santé m’a recommandé d’aller à l’hôpital, ai-je dit à l’infirmière qui accueillait les visiteurs en expliquant mon histoire.
- Ils disent toujours de se rendre à l’hôpital, répondit l’infirmière d’un ton cynique, en riant presque. Le personnel d’Info-Santé devrait être ici…
Je fus abasourdie. Je suis d’accord. Il y a des problèmes avec le système de santé. Mais le fait que j’étais à l’hôpital n’était pas injustifié, comme le prouva la suite de mon histoire. Quoi qu’il en soit, cette femme, désabusée, ne me fit pas bonne impression. Elle m’indiqua ensuite d’attendre mon tour afin que je sois vue au triage.
On appela mon nom quelques minutes plus tard. Un homme, un infirmier, observa mon doigt sans rien dire. Il prit ma pression, ma température et dit que j’aurais probablement besoin d’antibiotiques et d’un vaccin contre le tétanos. « Génial, ai-je pensé ! Moi qui adore les vaccins… ». Mon copain demanda combien de temps cela prendrait avant que je sois vue.
- Plusieurs heures.
- Avant demain matin ?
- Ce n’est pas certain.
Nous repartîmes presque aussitôt. Je travaillais le lendemain et je n’avais pas envie d’être fatiguée en plus d’avoir mal au doigt. Le lendemain, mon doigt était plus rouge, plus gros aussi. J’étais inquiète, mais j’allai tout de même au travail. Après tout, ce n’était qu’un doigt. Mais plus la journée avançait, plus mon doigt élançait, plus il bleuissait et plus il grossissait. Le pansement que j’avais mis sur mon doigt me coupait à présent la circulation sanguine. Après le dîner, inquiète et n’y tenant plus, j’informai mes collègues que j’allais chez le médecin. Elles savaient ce que j’avais et m’encouragèrent à y aller pour être certaine.
À la clinique, il y avait un service de sans rendez-vous. Je m’y présentai et attendis patiemment mon tour, en pleurs et inquiète. Enfin, on m’appela au triage. L’infirmière observa mon doigt et mentionna que j’aurais dû venir plus tôt. Elle précisa que je pouvais perdre un membre si l’infection se répandait et que j’étais chanceuse que ça ne se soit pas pire.
Une demi-heure plus tard, le médecin me reçut, m’administra le vaccin et me prescrivit les antibiotiques requis. Malgré un petit étourdissement dû au vaccin (je suis une chochotte !!), je fus soulagée. Cependant, le médecin m’avertit, avant de me laisser partir :
- Si l’infection ne diminue pas d’ici 24 heures, revenez immédiatement.
Ce furent de très longues heures, mais je remarquai peu à peu une amélioration de l’état de mon doigt qui put bientôt plier sans que j’eus l’impression que mon bout de doigt était énorme, disproportionné par rapport au reste de ma phalange.
Il n’y a pas beaucoup de gens qui le savent, mais je vais vous dire ce que j’ai appris de cette mésaventure : si vous vous faites mordre au sang par quoi que ce soit, un chat, un chien ou même un humain, n’hésitez pas : allez dans une clinique pour vous faire soigner. C’est très important, car les dents sont porteuses de nombreuses bactéries. Le personnel médical a été on ne peut plus clair : la morsure de chat est la pire morsure possible, suivie de près par celle de…l’humain !
Soyez prudent !

Les chats, c'est beaucoup plus dangereux que tu crois :
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