17 mai 2009

Les petites aventures de Garouk et Athéna

Garouk et Athéna étaient suprise. Nous étions un beau dimanche après-midi d’avril et Émilie était couchée sur le lit. Seule. Garouk se rapprocha tout doucement de sa maîtresse sur le lit, avec précaution. Comme à son habitude, la petite chatte roula sur le lit en ronronnant.
- Ça va Émilie?
Émilie lui tapota la tête en lui disant qu’elle était une belle minoune.
- Tu vois, elle ne dort pas, elle est juste malade un peu, dit Garouk en se couchant tout près d’Émilie.
- Tu ne penses pas que tu devrais la laisser respirer, marmonna Athéna en accrochant ses pattes de devant sur le lit et en s’étirant?
- Mais je l’aimeeeeeeeeee, répliqua Garouk en se roulant et en tombant du ventre d’Émilie sur lequel elle s’était couchée.
- Mais elle est malade, marmonna Athéna en s’éloignant. Je t’avertis, tu vas te faire tirer en bas du lit!
- Mais non, elle m’aime aussi, répondit Garouk en roucoulant et en essayant de grimper sur Émilie pour une deuxième fois.
Émilie rit et dit tout bas :
- T’es tannante Garouk.
Garouk roula, flattée par le compliment (car oui, Émilie lui disait cela en souriant) et retomba sur le lit, près de sa maîtresse. Elle resta près du corps assoupi de sa maîtresse qui avait glissé dans les bras de Morphée sans bouger, ou presque. Sauf qu’à un moment, prise d’un élan d’amour et voulant à tout prix partager son intense ronronnement, elle tenta de grimper sur le ventre d’Émilie pour ensuite se diriger vers sa gorge ou elle posa sa tête tout doucement.
- GAROUK!! Je ne peux plus respirer, s’écria Émilie en se roulant sur le côté et en faisant tomber le chaton sur le côté du lit.
Tout près, Athéna couchée ouvrit les yeux et fixa sa soeur avec des étincelles amusées dans les yeux :
- Je te l’avais dit que tu te ferais tirer en bas du lit. Tu es vraiment trop collante, Garouk!
- Ah la ferme, miss parfaite, marmonna le chat tout gris en s’éloignant, la queue et la tête haute.
Et Athéna de grimper sur le lit, tout près des pieds endormis de sa maîtresse d’un air satisfait. Sa soeur ne serait plus là pour la déranger. Émilie et elle pourrait dormir tranquillement maintenant…
Dix minutes plus tard, Émilie se réveilla et s’étira. Ce fut Athéna qui reçut le coup et se retrouva sur le plancher. Garouk était près du lit, sur le sol et elle fixait sa soeur d’un air triomphant :
- On dirait bien que toi aussi tu te fais tirer en bas du lit, miss parfaite…
Athéna alla se jeter sur Garouk pendant qu’Émilie se réveillant tranquillement. Cette dernière saisit ses deux chats, un dans chaque main, et leur dit :
- Je vous aime mes minounes!!