17 juin 2007

Les taons, les abeilles et toutes vos leçons (texte original repris du 9 mai 2006)

Quand j’étais jeune, je ne me méfiais pas vraiment de la proximité avec ce petites bêtes. Mais la vie m’a appris à me méfier. Je me souviens très bien. Un jour nous étions assis, moi et mes amis. Il y avait un taon. Je l’avais remarqué. Une espèce de gros bourdon qui semble avoir augmenter sa taille depuis quelques années (ça aurait pourtant du être le contraire, puisque je suis plus grande!) se promenait dans l’herbe verte. Je m’étais néanmoins assises avec mes amis. Nous étions en cercle. À un moment, fatiguée d’avoir le dos droit, j’avais posé mes mains sur le sol, derrière moi, afin de pouvoir me pencher vers l’arrière. Mauvaise idée. Une douleur bizarre me fit lever la main et la regarder. Je crois que c’est quand j’ai aperçu cette chose grouillante accrochée à mon doigt que j’ai vraiment eu peur. Il n’y a rien, et je dis bien rien, que je déteste plus que quelque chose accrochée ou collée à moi sans que je ne l’ait voulu auparavant. Ça s’applique même aux êtres humains! Donc enfin, ce jour-là, pour me débarrasser de l’insecte, j’avais frotté ma main sur l’herbe. La bestiole gisait sur le sol et mon doigt était rouge. Une amie me suggéra immédiatement d’aller voir sa mère au cas où le dard était resté coincé. Réticente, j’obéis tout de même aux ordres de mes amis qui me disaient que j’allais mourir si on n’auscultait pas ma blessure. Quelques minutes ou peut-êtres quelques heures après avoir attendu la mère de mon amie en me faisant suggérer deux millions de remèdes plus idiots les uns que les autres pour mon doigt qui gonfflait, celle-ci se pointa enfin. La dame, une infirmière, me palpa le doigt. Un violent haut le coeur me pris, mais je dis que ca ne faisait que mal. On me dit que le dard n’était pas là, que tout était en ordre, mis à part cette petite enflure, qui, heureusement, n’était pas assez grande pour susciter l’inquiétude…
Enfin bref, depuis ce temps-là, je déteste les bourdons.
Et après ce fut les guêpes. Cette fois-là, ça avait été sournois. Une attaque dont je ne me doutais pas. Je cueillais des bleuets quand tout à coup, une douleur à la jambe. Surprise, je me suis penchée et encore une putain de bestiole accrochée à ma peau. Et on m’avait toujours dit qu’il fallait faire quelque chose à la guêpe pour qu’elle nous pique! Mais je n’avais rien fait, j’étais immobile, à seulement arracher des bleuets avec mon amie qui elle, bien sûr, ne s’était pas fait attaquer…
À ce moment là, je pense que je me suis décidée à me méfier de tout ce qui était coloré jaune et noir.
Mais la troisième bestiole allait me laisser perplexe…
J’étais assise dans l’herbe (encore!) et je regardais mes frères jouer au base-ball. C’était plaisant, j’étais tranquille. Mais bien sûr un insecte affreux, noir (mais c’était quoi bordel?) me pique. Je veux dire… c’est pas les jaunes et noirs qui piquent en faisant mal? (J’exclue les moustiques que je sens à peine). Cette fois c’en était trop. Quand je ne fais rien ces idiots me piquent….
Alors oui, depuis ce temps là j’ai peur des bestioles. Particulièrement des guêpes et des taons qui viennent trop près de moi. Et chaque fois quelqu’un me dit “mais ne panique pas, c’est pas bien d’avoir peur…” Bein moi je leur dis que si ça leur fait rien (c’est moi qui m’humilie après tout??), ils devraient se la fermer.
Pis en plus nommez moi une personne qui ait peur de rien… Moi c’est les insectes. TOUS. Sauf les papillons. Et les fourmis. Ça m’écoeure et je veux pas les voir. Qu’ils restent sur le gazon, je reste sur ma galerie. c’est tout.