17 août 2008

La salle de bain

- Ah non, pas encore!

Mon démon diabolique, je te dis Émilie!

C’est lui, c’est lui qui fait tout ce que je fais de mal, je te jure. Ne m’enferme pas dans la toilette, s’il te-plait!

- Et hop, dans la salle de bain! elle dit sans se soucier de ce que je lui raconte. Tu n’avais qu’a ne pas être tannante, Garouk la tannante!

Ouain…

Dans le fond, ça ne me dérange pas tellement d’être enfermée. C’est juste que ça me donne envie quand je ne vois plus ma litière. Et puis ça me donne faim de ne plus voir mon plat de nourriture. Alors je miaule un peu. Pas trop parce que sinon je pourrais me faire enfermer ailleurs, peut-être. Dehors, qui sait? Et je n’aime pas aller dehors la nuit. Il y a la chatte tannante qui me fait TTCCCHHH avec des gros yeux et ça me fait peur. Même si Émilie et Éric disent que c’est ma mamant. Moi, quand je la vois, j’ai envie de grogner. Elle le fait juste avant moi, c’est tout…

Bon…

Dans la salle de bain, c’est ennuyeux. Je vais miauler fort finalement. J’ai faim. J’ai soif.

J’entends Athéna accourir pas si loin… Ma grande soeur n’est pas enfermée car elle est tranquille, vous voyez. Sauf que dès qu’elle sait que je ne vais pas bien, elle accourt. Et elle miaule elle aussi. Je l’entends se diriger vers la chambre d’Émilie et Éric qui dorment.

Puis j’entends une porte. Je m’approche de la mienne. La poignée tourne.

J’aperçois Athéna me sauter dessus, puis la porte refermer.

- Salut! Sourit ma soeur.

La porte se rouvre. Les plats de nourriture et d’eau sont lancés ici et la. J’essaie de me faufiler, mais Émilie me rattrape. Et la porte se referme. Pour la nuit.

- Zut! Athéna… Je t’avais demandé de les appeler pour qu’ils m’ouvrent, pas pour qu’ils t’enferment!

Bon, c’est pas grave, je pense. La prochaine fois, peut-être qu’ils comprendront… En attendant, je saute sur Athéna et on commence la bataille épique qui se terminera a l’aube, juste avant le lever d’Émilie et Éric… Et la, quand ils viendront nous chercher, on aura l’air d’anges félins en train de dormir. Ils nous prendront en pitié… et ne nous enfermerons pas dès le début de la nuit.